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Sujet : Projet achat et « montage » d’une lame

  
  1. #1
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    Par défaut Projet achat et « montage » d’une lame

    Dans mes post précédents, j’ai parlé de deux achats faits en Suisse à Bâle.
    Une lame forgée sur le principe Shihozume
    Une lame forgée sur le principe Maru avec ligne de trempe à l’argile.
    La maison qui me les a vendues :
    http://www.jaws.ch/swords/index.php
    Les références et prix
    Le Shihozume: http://www.jaws.ch/swords/index.php?...emart&Itemid=1
    Le Maru : http://www.jaws.ch/swords/index.php?...emart&Itemid=1

    Je passerai sur mes essais de coupe en photos, car, sans réponses aux deux derniers post, j’en suis à supposer que c’est mal – venu ici.
    __________________________________________________ _________________

    Mon envie et mon projet :

    Ayant eu un père artisan, ayant toujours disposé d’un atelier à moi (comme hobby), j’ai en plus de mon métier (démineur), un diplôme de mécanicien de précision et d’armurier : je modifie et fabrique pour mon usage personnel des armes de tir pour la longue distance (de 600 à 1800m) et mes compétences sont reconnues dans ces deux domaines.

    J’ai donc de bonnes notions dans l’utilisation des limes, des machines outils, et, bref de tout ce qui touche au travail du métal (excepté de la forge) du moins du point de vue Japonais.

    A la suite de mes achats cités plus haut, je suis retourné plusieurs fois voir le propriétaire de Jaws Schwert Shop à Bâle. De fil en aiguille j’ai pu obtenir de pouvoir acheter uniquement si je le désirais, des lames, de la facture qui me plairait, (au prix correspondant évidemment et en fonction du type de forge exécuté).

    Pour ce qui est des autres pièces, saya, tsuba, tsuka etc., je pourrai choisir, faire exécuter (saya), où faire moi-même.
    Pour ce qui est de faire moi-même, je pense à l’assemblage de la tsuka, son tressage et son nœud final, et diverses choses décrites ci-dessous.

    Ceci exposé je peux aussi commander à exécuter mais que resterait-il à faire alors ?


    L’idée est la suivante :

    Acheter une belle lame de type Shihozume ou Soshu Kitae prix chez eux selon qualité
    Entre 1000 et 1800 Chf.
    A ce prix, bien sûr il ne s’agit pas de Tamahagane, mais d’acier de forge, forgé en composite comme les deux sabres que je possède déjà.
    Le catalogue de cette maison comporte des lames qu’ils prétendent forgées d’après des blocs de Tamahagane, mais les prix du sabre est de 6000 chf et si c’est bien ce qu’ils prétendent, ce n’est pas dans mes moyens.

    La soie de lames qui m’intéressent, (comprendre dans mes moyens), n’est pas percée afin de permettre d’y adapter la tsuka de son choix.

    Donc, déroulement du projet:

    1/ Acheter la lame.
    2/ Démonter une Tsuka et apprendre à refaire le tressage et les nœuds
    3/ Acheter les composants bruts d’une Tsuka, l’adapter a ma lame, la monter.
    4/ Fabriquer un Habaki et l’ouvrager, l’adapter à la lame.
    5/ Fabriquer une Tsuba et l’adapter à ma lame.
    6/ Acheter un Fuchi et un Kashira de mon choix les adapter et les monter, voir par la suite
    en fabriquer moi-même.
    7/ Apprendre à tresser un Sageo.
    8/ En dernier lieu essayer de fabriquer de A à Z une Saya adaptée à ma lame, laque comprise.

    Voilà tel est mon projet.
    J’ai toujours aimé travailler de mes mains, je me débrouille pas mal avec un ciseau à bois, je sais graver le métal et le travailler, et le rêve serait d’avoir (en dehors de la lame), avoir fait tout le reste, avec les composants de mon choix les plus beaux possibles.

    Questions :
    Ce projet est il intéressant pour vous ?
    Peut-il figurer honorablement sur ce forum ?
    Acceptez vous que je vous en tienne au courant avec photos au fur et à mesure ?
    Accepterez-vous de m’aider et de critiquer la réalisation ?

    A vous lire.
    VIC




    › Lire Plus: Projet achat et « montage » d’une lame
    Dernière modification de JM, 08/04/2011 à 13h47
    La vie est une grande aventure dont personne n'est jamais sorti vivant.

  2. #2
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    Salut VIC,

    votre projet est interessant, notamment d'un point de vue pedagogique, car a mon sens ce qui presente le plus d'interet c'est l'experience acquise lors de ces travaux.
    c'est un projet pour moi egalement, a quelques differences pres.
    Vous m'etonnez un peu de vous contenter d'acquerir fuchi et kashira alors qu'au contraire vous n'hesitez pas a vous lancer dans la realisation du habaki (qui n'en a pas l'air mais qui est une piece dont l'importance cohabite mal avec l'approximatif). si vous realisez un habaki, un fuchi et un kashira sont aussi a votre portee.

    concernant les lames pretendues en shoshu, hon san mai, ou autres shiho zume, quelque chose sonne un peu faux quand on lit qu'elles sont realisees a partir d'acier de haut-fourneaux. c'est au mieux s'etre donne beaucoup de mal pour pas grand chose, au pire une veritable tromperie. Il ne faut pas trop donner foi a ces descriptions commerciales, et encore moins investir dans ces lames en s'imaginant qu'elles puissent avoir quelque qualite extraordinaire des veritables oeuvres japonaises. Il faudrait soit sacrifier une de ces lames pour en observer la structure interne et l'efficacite des soudures en les differents aciers de la trousse, soit payer un tres couteux examen aux rayons pour observer les memes choses sans detruire la lame... ce que personne n'est pret a faire sur des objets de cette gamme de prix (trop onereux pour etre detruits pour analyse, pas assez pour les faire analyser au cours d'un examen qui en vaut 5 a 6 fois le prix...).

    Il faut apprendre un peu la chimie de l'acier (austenite, martensite, temperatures, taux de carburation, etc) et de ses transformations lors de la forge pour se rendre compte que l'acier de bas-fourneau (tatara par exemple) different fondamentalement de l'acier industriel sur certains points... qui ont une importance capitale en ce qui concerne la forge d'une lame.

  3. #3
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    Par défaut Rèponse de Vic à grosMulet

    Bonjour grosMulet,
    Entre les lignes pour mieux répondre et ne rien oublier :
    Tout d’abord merci de votre réponse détaillée et merci également d’y porter de l’intérêt.

    Mon but est d’apprendre « par les mains », j’ai toujours eu de la peine avec la théorie, nécessaire, mais longue, pour moi à se mettre en tête.
    Exemple, en mécanique je réalise souvent un proto sur une machine et, ensuite j’en tire un plan, pour le refaire plus tard….
    Toucher et sentir m’aide alors que j’ai de la peine à « voir du « 3D » d’après un plan.

    Votre projet est intéressant, notamment d'un point de vue pédagogique, car a mon sens ce qui présente le plus d'intérêt c'est l'expérience acquise lors de ces travaux.

    Oui c’est ce que je ressent et le but de ma quête.

    C’est un projet pour moi également, a quelques différences prés.

    Oui, j’ai pu suivre pas mal de vos post sur ces sujets, très intéressants pour moi et je dois avouer que c’est vous qui m’avez donné envie de ce projet, ainsi que les nombreuses questions d’autres internautes que j’ai noté. Pourrez vous me conseiller tout au long de mon projet ?

    Vous m'étonnez un peu de vous contenter d'acquérir fuchi et kashira alors qu'au contraire vous n'hésitez pas à vous lancer dans la réalisation du habaki (qui n'en a pas l'air mais qui est une pièce dont l'importance cohabite mal avec l'approximatif). Si vous réalisez un habaki, un fuchi et un kashira sont aussi a votre portée.

    Alors voilà,
    Pour le fuchi et le kashira, je désire (orgueil probablement mal placé), en réaliser qui soient gravés et travaillés en relief.
    J’ai déjà fait ce genre de travail au burin sur des faces plates d’armes, pour des amis il y a longtemps, mais j’ai encore mes outils.
    Depuis j’ai laissé un pouce dans une explosion (main droite), on me l’a remis mais c’est très pénible pour moi, même d’écrire.
    Réaliser les pièces en elle-même (sans gravures), ce n’est pas très difficile après examen de celles que je possède.

    En faire de belles, c’est une autre histoire, car graver des faces plates de culasse de colt 45 est bien entendu plus facile, que de travailler sur des surfaces convexes et minuscules. Je veux le faire, mais ça prendra du temps et sûrement des tonnes d’essais.
    C’est pourquoi je ne voulais pas en parler (de cette partie du projet) avant d’y avoir bien réfléchi.

    Ceci dit, j’ai l’intention en même temps que le habaki de réaliser le fuchi et le kashira SANS gravures uniquement dans leur fonctionnalités respectives.

    Pour le habaki, c’est différent, je n’entends pas le graver.
    J’ai bien examiné la pièce et j’adore le laiton à travailler. Je penses avoir une idée du « comment » le réaliser.
    Je ne prétends pas que la façon de procéder soit dans les règles, mais j’adore chercher des solutions, et en dehors du fait que la fonctionnalité doit être respectée, je pense être en mesure de le reproduire : on vas voir, car votre post me donne à penser que ce n’est peut-être pas aussi simple que je le crois.

    Concernant les lames prétendues en shoshu, hon san mai, ou autres shiho zume, quelque chose sonne un peu faux quand on lit qu'elles sont réalisées à partir d'acier de haut-fourneaux.

    Oui vous avez raison, en fait c’est une déduction de ma part, je m’explique :
    Sur le site il y a deux qualificatifs dans l’index de recherche :
    1/ Handforged
    2/ Handfolded
    Le « Shihozume » est dans Handfolded ce qui pour moi veux dire « plié à la main »
    MAIS :
    Si vous recherchez dans les derniers sabres du site sous ces deux mentions vous trouverez des armes a 6000 chf avec mention « Tamahagame » :
    http://www.jaws.ch/swords/index.php?...emart&Itemid=1

    Je me suis donc dit que puisque cette mention n’existait pas dans l’historique publicitaire du mien (le « Shihozume) il s’agissait d’une construction de type Shihozume mais sans que ce soit à la base un bloc de Tamahagane importé. D’où mon explication qui sonne faux.

    Il semblerait donc que je me trompe encore ?

    C’est au mieux s'être donne beaucoup de mal pour pas grand chose, au pire une véritable tromperie. Il ne faut pas trop donner foi à ces descriptions commerciales, et encore moins investir dans ces lames en s'imaginant qu'elles puissent avoir quelque qualité extraordinaire des véritables œuvres japonaises.

    Cela je l’avais bien compris au fil de mes lectures sur ce forum et de tous les liens qui s’y rapportent. Œuvre Japonaise : sûrement pas, quand aux qualités extraordinaires, je n’ai ni l’expérience ni la compétence pour en juger.

    Maintenant ce qui me pose problème ici, c’est qu’en Suisse, une publicité mensongère coûte extrêmement cher en terme de publicité, voir de recours légaux. Il serait intéressant qu’un spécialiste pose les bonnes questions à ce commerce de Bâle en regard de ce qu’il prétends sur son site, afin de connaître – enfin – la réponse et que je cesse de spéculer sur ce que j’ai tout de même payé relativement cher.

    Il faudrait soit sacrifier une de ces lames pour en observer la structure interne et l'efficacité des soudures en les différents aciers de la trousse, soit payer un très couteux examen aux rayons pour observer les mêmes choses sans détruire la lame... ce que personne n'est prêt a faire sur des objets de cette gamme de prix (trop onéreux pour être détruits pour analyse, pas assez pour les faire analyser au cours d'un examen qui en vaut 5 a 6 fois le prix...).

    Je comprends bien, c’est une option mais dans un premier temps que penseriez vous, d’un mail au fabricant et d’en évaluer les réponses sur ce forum ?

    Il faut apprendre un peu la chimie de l'acier (austénite, martensite, températures, taux de carburation, etc.) et de ses transformations lors de la forge pour se rendre compte que l'acier de bas-fourneau (tatara par exemple) différent fondamentalement de l'acier industriel sur certains points... qui ont une importance capitale en ce qui concerne la forge d'une lame.

    J’entends bien et ce forum le rappelle à tous les tournants, les questions et réponses sur le sujet sont effectivement claires et légion.
    Mais, j’aimerai bien savoir quand même le fin mot de cette histoire en ce qui me concerne.

    Voici ce que je propose :
    1/ Auriez vous la gentillesse de me fournir les bonnes questions à poser au fabricant ?
    Sur a/ La composition exacte et la fabrication de mon « Maru »
    Sur b) La composition exacte et la fabrication de mon « Shihozume »
    Sur c) La confirmation de la provenance de son Tamahagane et le sabre à
    6000.- Chf exécuté avec.
    2/ Je les lui poserai.
    3/ Je les publierai sur ce post.

    Ainsi nous serons fixés sur cette adresse et ses productions, pas de polémique, des réponses bonnes ou mauvaises, voir soupçonnables. Ceci dit je ferai tout et plus pour qu’ils répondent sincèrement quitte à faire examiner la composition de l’un de ces sabres par un labo compétant.

    J’ai une relation professeur de métallurgie dans une haute école de technologie en Suisse qui (sujet d’examen donc, ne coûtant rien), n’hésiteras pas à me suivre sur cette « enquête » si nécessaire et réponses douteuses du fabricant. Je ne devrais pas avoir à payer pour cet examen.

    En dernier lieu, je peux y ajouter des questions sur les domaines qui vous paraîtrons indispensables pour prouver la bonne (où mauvaise) foi du fabricant.

    Qu’en pensez vous ?
    Bien à vous
    VIC

    PS: Question complémentaire, j'aime bien le laiton est il correct de réaliser Habaki Fuchi et Kashira en laiton, simplement poli miroir, avec une tsuka tressée en noir cela me plaîrait bien ?
    Dernière modification de VIC, 20/01/2011 à 13h21 Raison: Rajout du "PS"

  4. #4
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    Effectivement, s'imaginer les choses a partir de plans ou concevoir des choses sans connaitre toute la composition des bases sous-jacentes (juste partir du principe qu'elles sont fiables) demande une capacite d'abstraction qui difere d'une personne a l'autre.

    pour le fuchi et le kashira des realisations en laiton, cuivre, argent, bronze, alliages de ces metaux/alliages avec de l'or eventuellement sont tres envisageables. les japonais avaient habitude de travailler un alliage qu'ils nomment "shakudo", entre autres.
    mais pour les decorations, il ne s'agit par toujours de simples ciselages. imaginez par exemple un fuchi en cuivre poli ou sable sur lequel vous realiseriez une incrustation en argent sur chaque cote, du motif de votre choix (un simple disque pourrait etre le symbole japonais du soleil mais des motifs plus complexes sont envisageables). il ne sert a rien de partir d'emblee sur des pieces totalement decorees de toutes parts, du sobre bien realise peut etre source d'une grande satisfaction.
    le habaki n'est pas toujours ouvrage. comme fuchi et kashira il peut etre en cuivre, laiton, bronze, argent, etc. et comme fuchi et kashira commencer par du cuivre ou du laiton travaille au chalugaz + brasure (argent ou cuivre/phosphore) est un bon debut. l'important est qu'il soit etroitement ajuste a la lame et que sa geometrie soit correcte (notamment parce que c'est lui qui "coince" le sabre dans la saya)

    concernant ce que je disais a propos des lames, je ne voulais pas vous faire douter de ce que vous avez acquis, ni pretendre que ces lames sont mauvaises. au demeurant elles sont surement bonnes, surtout en regard de toutes les realisations chinoises qui innondent le marche, et il n'y a a priori pas de raison de douter du fabricant (si ce n'est la cupidite, maladie repandue dans le coeur des hommes).
    D'ailleurs, entammer des demarches pour se prouver qu'on a pas ete trompe est source de tracas.
    la philosophie des arts martiaux nous apprend que c'est typiquement le genre de situations qu'on declanche pour satisfaire notre ego, et typiquement la racine d'une grande majorite des maux qui accablent les humains.
    je voulais juste attirer l'attention sur le fait qu'il devient relativement repandu de tenter de faire croire aux consommateurs qu'ils peuvent acquerir une lame aux caracteristiques ideales a des prix relativement accessibles sous pretexte que le procede de fabrication et la matiere premiere font moins appelle a l'artisanat...
    il faut faire attention, savoir ce dont on a besoin, savoir ce qu'on est pret a croire ou pas.
    dans votre cas ces productions ne semblent pas industrielles bien que la matiere premiere le soit, c'est deja un bon point, sachant que les constructions complexes de type shiho zume sont impossibles a realiser par une chaine de machines.
    pour ma part je prefere soit attendre l'occasion d'acquerir une veritable lame japonaise (quoique pour pratiquer la coupe ca n'a que peu d'interet de prendre le risque d'abimer une telle oeuvre [la encore, ce serait la satisfaction de l'ego, rien de plus]), soit me contenter d'outils simples mais de composition bien connue.
    une lame en acier ressort industriel forgee a partir d'une barre a au moins le merite d'etre ce qu'elle est et de ne pas pretendre etre mieux que ca. l'authenticite de la trempe differentielle saute generalement aux yeux quand on en a deja vu... malgre tous les artifices disponibles il est vraiment tres difficile de mimer un hamon de maniere convainquante.
    ce genre de lame (outil d'entrainement en fait) convient a la pratique moyennant quelques rectifications au niveau de la monture qui se trouve souvent etre assez bas de gamme mais on se concentre alors sur la pratique sans crainte de ruiner une oeuvre d'artisanat ou un objet tres onereux.

    a mon avis la meilleure demarche que vous pourriez avoir serait d'obtenir une visite de la forge qui a produit vos lames. vous verez de vos yeux comment ils s'y prennent et si c'est compatible avec un shoshu ou un shiho zume.
    naturellement il vous faut etudier un minimum la fabrication du sabre pour savoir de quoi il s'agit. les ouvrages de sensei serge Degore sont une mine d'informations mais ce forum regorge egalement d'adresses de sites web ou sont expliques la construction du sabre. internet etant une base de connaissance enorme vous y trouverez en cherchant un peu comment tresser une tsuka (en hineri-maki, en katate-maki, et plus), comment nouer un sageo, comment forge un habaki, un fuchi, un kashira, une tsuba...

    vous pourrez trouver la composition d'un shiho zume sur plusieurs autres sites, je ne m'attarderais pas.
    en revanche je tiens a preciser ce qu'est un veritable "maru".
    si un tosho japonais vous presente une lame forgee en maru, ce que vous aurez sous les yeux sera une lame forgee a partir d'acier de bas-fourneau et qu'il aura du replier de nombreuses fois pour l'epurer et/ou augmenter sont taux de carburation. vous aurez donc une magnifique lame, qui presentera un hada et vraisemblablement un hamon puisque la lame aura ete trempee (tous deux visible uniquement apres revelation par le polisseur).
    j'attire l'attention de qui veut bien me lire sur le fait que cela n'a strictement rien a voir avec le fait de donner forme a une barre d'acier industriel.
    le raccourci est frequemment prit de qualifier de maru ces lames issues de barres monobloc, mais ne nous y trompons pas. meme l'appelation "maru" se merite, et l'acier industriel s'y prete assez mal (pourquoi replier une barre d'acier deja extra-pure et dont la carburation est connue et mesuree ?).

    je vous souhaite bon courage dans vos travaux et vous felicite d'ores et deja d'avoir le gout du travail artisanal, element indispensable a partir duquel les toshi (et les polisseurs de sabres) ont pu elever leur art.

  5. The Following User Says Thank You to grosMulet For This Useful Post:

    VIC (20/01/2011)

  6. #5
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    Par défaut Réponse 2 de Vic à grosMulet

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Nom : Habaki 04.jpg
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ID : 1784Voir plus bas explications de cette photo.


    Pour le fuchi et le kashira des réalisations en laiton, cuivre, argent, bronze, alliages de ces métaux/alliages avec de l'or éventuellement sont très envisageables. Les japonais avaient habitude de travailler un alliage qu'ils nomment "shakudo", entre autres.

    Et bien là vous me rassurez, en fait si je comprends bien, le métal choisi est en fonction de ce que l’on aime et juge (pour soi) beau, du moins pour ces pièces là. Merci de cette indication.

    Les décorations, il ne s'agit par toujours de simples ciselages. Imaginez par exemple un fuchi en cuivre poli ou sable sur lequel vous réaliseriez une incrustation en argent sur chaque cote, du motif de votre choix (un simple disque pourrait être le symbole japonais du soleil mais des motifs plus complexes sont envisageables). Il ne sert a rien de partir d'emblée sur des pièces totalement décorées de toutes parts, du sobre bien réalise peut être source d'une grande satisfaction.

    Incrustations, mais oui, vous avez raison, j’en avais vu et je n’ai pas réalisé, ce sera plus facile pour ma main comme travail. Et puis le relief j’aime beaucoup, ciseler est plus pénible et requiert un sans faute. Un coup de trop et rattraper est souvent un pis-aller.
    Super idée. Merci.
    Simple, oui, c’est vrai, en plus j’aime les lignes épurées et comme ces lames sont élancées et pures dans leur forme j’ai toujours pensé qu’il était dommage de trop surcharger, j’ai un peu de peine avec le « baroque » et les ornements « show off ». Vos conseils sont excellents.

    Le habaki n'est pas toujours ouvrage. Comme fuchi et kashira il peut être en cuivre, laiton, bronze, argent, etc. et comme fuchi et kashira commencer par du cuivre ou du laiton travaille au chalugaz + brasure (argent ou cuivre/phosphore) est un bon début. L’important est qu'il soit étroitement ajuste a la lame et que sa géométrie soit correcte (notamment parce que c'est lui qui "coince" le sabre dans la saya)

    Oui c’est ce que j’avais cru comprendre : pas seulement là pour faire joli, c’est une fonction mécanique importante. Sije n’ai pas envie de l’ouvrager (j’en ai vu qui l’étaient) c’est que je trouve que ça « coupe » la continuité de la lame – lisse et d’un seul jet – l’ouvrager me donnerais l’impression de « l’interrompre » à hauteur du habaki.

    Sur mon « Shihozume », je l’ai démonté et poli miroir à la main ainsi que les deux seppa, tous étaient en laiton et j’ai fait ça avec des cabrons de bijouterie et fini au « papier » grain 40'000 mil. Je joins une vue de ce « travail » Ainsi j’ai également poli la tranche de la tsuba qui elle est en acier : pardon de la qualité des photos prise avec mon iphone, j’en referai d’autres.
    Ceci en attendant de m’attaquer à ce dont nous parlons.

    Concernant ce que je disais à propos des lames, je ne voulais pas vous faire douter de ce que vous avez acquis, ni prétendre que ces lames sont mauvaises. Au demeurant elles sont surement bonnes, surtout en regard de toutes les réalisations chinoises qui inondent le marche, et il n'y a a priori pas de raison de douter du fabricant (si ce n'est la cupidité, maladie répandue dans le cœur des hommes).
    D'ailleurs, entamer des démarches pour se prouver qu’on n’a pas été trompe est source de tracas.
    La philosophie des arts martiaux nous apprend que c'est typiquement le genre de situations qu'on déclenche pour satisfaire notre ego, et typiquement la racine d'une grande majorité des maux qui accablent les humains.

    Bien, j’enregistre et une fois de plus, dans cette optique (arts martiaux), vous avez complètement raison.

    Cependant il ne s’agissait pas de le faire par ego, je voulais simplement éviter à tous les gens présents ici, pourraient être intéressés par ce fabricant de se « planter » et de gaspiller de l’argent au cas où il serait incorrect dans ses affirmations.

    A côté, bien sûr, je serai fâché de m’être fait « rouler » et le lui ferait savoir.

    Ceci étant j’adore ce sabre (c’est mon premier) et même si ce n’étais pas ce que le marchand prétends je le garderai quand même. Le rendre me semblerait une infidélité.

    je voulais juste attirer l'attention sur le fait qu'il devient relativement répandu de tenter de faire croire aux consommateurs qu'ils peuvent acquérir une lame aux caractéristiques idéales a des prix relativement accessibles sous prétexte que le procède de fabrication et la matière première font moins appel a l'artisanat...

    Je l’avais bien pris comme ça.

    Il faut faire attention, savoir ce dont on a besoin, savoir ce qu'on est prêt a croire ou pas.
    Dns votre cas ces productions ne semblent pas industrielles bien que la matière premiere le soit, c'est déjà un bon point, sachant que les constructions complexes de type shiho zume sont impossibles a réaliser par une chaine de machines.

    C’est justement ce qu’ils prétendent : fait et plié main.
    Je vais tenter de faire ce que vous me conseillez : avoir accès à la forge.

    De même essayer de me cultiver sur le sujet en profitant des adresses et publications que vous recommandez ici et sur le forum.

    Je vous souhaite bon courage dans vos travaux et vous félicite d'ores et déjà d'avoir le gout du travail artisanal, élément indispensable a partir duquel les toshi (et les polisseurs de sabres) ont pu élever leur art.

    Et bien en ce qui me concerne, encore une fois je vous remercie de vos réponses si complètes, je vais bûcher en espérant ne pas avoir à rougir de vous avoir faire perdre du temps.
    Finalement la seule chose qui me passionne dans tout ça est le plaisir de partager ,de travailler de mes mains à un projet passionnant et d’apprendre de nouvelles choses.

    Je vous tiens au courant.

    Bien à vous
    VIC

  7. #6
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    Par défaut Autre Projet de Vic

    Que pensez vous de ce projet

    http://www.arscives.com/bladesign/remount.project.htm

    C’était aussi quelque chose que j’avais dans la tête (dans le style épuré) et là « moderne ».
    A partir d’une lame sans chercher à imiter un « style Japonais » juste « tirer des lignes » pures par opposition au « classique ».
    VIC
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Nom : 06 REMOUTING.jpg
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    Bonsoir cher Vic

    Je vous encourage vivement dans votre projet
    parcourez gaiement le net à la recherche d'ouvrages anciens des toshos, régalez vos yeux en découvrant les milles et unes nuances de style, trouvez ce qu'il vous plait dans une tsuba, un fuchi et un kashira, sentez l'inspiration vous envahir. Cultivez vous en fouillant les liens les plus obscurs et inattendus, découvrez les techniques de réalisation d'une tsuka et d'une saya, les différents tsukamaki et l'art de les tresser en alliant esthétisme et efficacité...
    Je serais heureux de vous communiquer quelques sites concernant tout cela et quelques astuces quant à la confections du tsukamaki à la hauteur de ma modeste expérience.
    Pour finir je prends ici plaisir à partager deux superbes vidéos:
    http://www.youtube.com/watch?v=wGMj7...layer_embedded
    http://www.youtube.com/watch?v=pM0Vn...layer_embedded
    « Les Trois Mystères » [San Mitsu]: Mystère de la Parole [Shingon], Mystère du Geste [Ingei], Mystère de la Pensée [Zen]

  9. The Following User Says Thank You to Nyah For This Useful Post:

    VIC (20/01/2011)

  10. #8
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    Superbe,
    ce type a de l'or dans les mains, du travail de bijoutier (mon amie travaille chez Rolex elle est horlogère de profession),
    mais là c'est encore mieux. Merci de cette adresse, ces films sont très instructifs. Il va falloir que je complète mon matériel à l'atelier car graver du plat et des volutes n'a rien a voir.
    Merci également ça me donne une idée de l'alliage utilisé en l'occurence.
    J'ai des creusets et un four à céramique. Bref ça me donne une méga .....d'idées entre les inclusions et la gravure plus le reste.
    Bien venu aussi vos conseils et adresses pour la confection de tsukamaki
    Merci encore je découvre un monde passionnant
    A très bientôt j'espère.
    VIC

  11. #9
    Senior Member Avatar de morrisson
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    En tout cas, moi je suivrais cette aventure avec beaucoup d’intérêt

    Rien que les 2 vidéos au dessus sont incroyables...
    Ho Ho Ho, Geant Vert !

    Enemy of the State.

  12. #10
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    Citation Envoyé par morrisson Voir le message
    En tout cas, moi je suivrais cette aventure avec beaucoup d’intérêt

    Rien que les 2 vidéos au dessus sont incroyables...
    Oui, comme quoi on se sent moins isolé avec internet....
    Ce que je trouve génial dans tout ça c'est que l'on peut travailler dans un espace restreint, avec finalement peu de matériel.
    C'est complètement de la bijouterie et des techniques fines. J'ai pas mal de problèmes de santé, et jusqu'ici ce que je faisais et réalisait demandais de la force et déplacer des objets lourds, travailler penché sans appuis sur un tour, une fraizeuse, etc.
    J'ai dû m'arrêter car mon dos ne supportait plus. Là on peut travailler comme le bijoutier, coudes appuyés sur un établis haut.
    Pas ou peu de machines, du soin, de l'imagination et l'amour du beau. Ce doit être un apprentissage sans fin : l'idéal pour ne s'en jamais lasser.
    En tout cas merci de votre soutiens à tous, ça va prendre du temps, mais je vais essayer de ne pas tropdécevoir. En tout cas les critiques seront bien venues.
    Bien amicalement à tous
    VIC

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