• Agnes

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    Religion et superstition ?

    Le coup d’œil journalier que les japonais lancent en direction du calendrier n’a pas pour unique but de s’assurer de la date d’un rendez-vous. Il sert aussi à interroger le ciel : sommes-nous aujourd’hui butsumetsu 「仏滅」ou taian 「大安」 ?

    Si le vendredi 13 ne nuit à aucune affaire, il n’en va pas de même durant butsumetsu, jour de la célébration de la mort de Bouddha. Le mieux serait alors de n’entreprendre que peu de voyages, de remettre à plus tard les lunes de miel, et de ne se rendre que prudemment dans les love hôtels. Mais sans doute peut-on se rattraper durant le taian. Ce jour-là, le calendrier lunaire sino-japonais annonce une conjoncture favorable, les hôtels sont pris d’assaut et les mariages sont légion.
    Bien que depuis leur tendre enfance, les japonais aient appris à ne souffler mot à propos des esprits, il y a moult possibilités de s’adresser aux forces du destin, et s’il le faut, de les influencer. Les talismans sont nombreux qui permettent, le jour de la mort du Bouddha, de se protéger. Les diseuses de bonne aventure que l’on retrouve à tous les coins de rue, sont quant à elles, particulièrement prisées lorsque les affaires vont mal. Et, si la situation dans laquelle on se trouve est critique, il faut se rendre au temple Shintô le plus proche. Là, toutes sortent d’amulettes et autres « gris-gris » vous attendent. Et dans les cas désespérés, on fera carrément appel au savoir-faire des prêtres shinto.
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    Les origines :

    Le kabuki est une des formes majeures du théâtre japonais.
    Créé par Ôkuni, une danseuse du Izumo Taisha, vers 1603, alors qu’elle avait réuni à Kyôto, dans le lit asséché de la rivière Kamo, une troupe de danseuses et chanteuses qui fut bientôt qualifiée d’« étrange », d’« inhabituelle » (kabuki).
    Dérivé de danses populaires sensuelles 「Furyû-ô odori」et「Nembu-odori」elles sont exécutées alors uniquement par des femmes.
    Ôkuni dont le père forgeron était attaché au temple d’Izumo où elle-même fut sans doute prêtresse et danseuse 「Miko」, lointaine héritière des médiums d’autrefois dont la danse possédait un pouvoir incantatoire, elle acquit dès ce moment quelque renommée grâce à son talent. Son mari, le chevalier sans maître 「Rônin」Nagoya Sanzaburô (devenu acteur de Kyôgen) et elle-même substituèrent leur propre spectacle à celui des danseurs des temples. Ôkuni jouait le rôle d’un homme, un sabre passé dans sa ceinture.
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    Les cinq principaux quotidiens japonais :

    Comparée à la presse française, la presse japonaise se distingue par la puissance de ses grands quotidiens, quand on songe que le Yomiuri tire à près de 14 millions d’exemplaires, l’Asahi à 12 millions et le Mainichi à 6,6 millions. Deux autres quotidiens à grand tirage, le Nihon Keizai (Nikkei) journal économique, et le Sangyo Keizai (Sankei), journal des milieux industriels, tirent à près de trois millions d’exemplaires chacun.
    En outre, les trois grands hebdomadaires tirent chaque jour également une édition en anglais, et le Nihon Keizai une édition hebdomadaire. Quarante millions d’exemplaires pour les cinq grands journaux cités, et cela ne représente que la moitié du tirage quotidien de journaux ! Des mastodontes donc, aux moyens financiers énormes, et qui constituent de véritables empires, s’appuyant sur des chaînes de télévision et de radio (ainsi l’Asahi a des intérêts dans des dizaines de chaînes de télévisions et de nombreuses radios), organisant des manifestations culturelles (le Mainichi est par exemple connu pour son grand concours de calligraphie) et sponsorisant des activités les plus diverses. Ainsi le Yomiuri possède-t-il la plus célèbre équipe de base-ball du Japon, les Giants, ainsi qu’un orchestre symphonique, un parc d’attraction, des agences de voyages, des firmes immobilières, etc.
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