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omote
09/10/2004, 11h23
Voila l'explication:

L'exemplaire loyauté du samouraï Kusunoki Masashige.



Après la guerre de Gempei, le japon est dirigé par un shogun installé à kamakura. Le shogun au pouvoir, Hojo Takatoki était de la famille de Yoritomo. L'intégrité des Minamoto n'était plus qu'un souvenir. La corruption régnait. La caste samouraï commençait à grogner. Les grands guerriers étaient d'autant plus mécontents que leurs victoires sur les Mongoles lors de leurs premières tentatives d'invasions ne leurs avaient pas apportés les récompenses qu'ils espéraient. L'autre pouvoir, celui de l'empereur, n'était que théorique bien que l'étiquette soit respectée. L'aristocratie, sans force militaire, fut mise à l'écart par les samouraï Hojo, et en nourrissait un vif ressentiment

A la mort de l'empereur Go-saga, l'autorité impériale se scinda en deux clans, dirigés alternativement par les deux fils de l'ex-empereur. Le peu de pouvoir qui restait à l'empereur et aux aristocrates de Kyoto s'en trouva encore affaibli face à Kamakura. Dans ce contexte troublé, en 1318 arrive sur le trône Go-daigo. Forte personnalité, cultivé mais aussi vaniteux et arrogant, le 96° empereur du japon se heurte à l'hégémonie du shogunat de Kamakura. Il a un plan mais il lui manque un groupe de fidèles prêts à se sacrifier pour le trône. En fait, il n'eut pas trop de mal à recruter parmi la jeune génération de samouraï mécontents de leurs sorts et qui cherchaient un idéal à servir. Dès 1324, l'empereur fut compromis dans une série de conspirations contre le bakufu appuyé par de nombreux temples bouddhistes ainsi que par des samouraï déçus par kamakura. Mais l'empereur et sa troupe disparate était loin de faire le poids et dut fuir Kyoto sans panache en 1331. Il trouva refuge dans une forteresse naturelle tenu par des yama-bushi sur le mont Kasagi, à l'ouest de Nara.

Là, la légende raconte que dans un rêve tinté de mysticisme lui apparut le nom de Kusunoki. A son réveil il demanda aux prêtres de faire rechercher un guerrier nommé Kusunoki. Les recherches finirent par découvrir dans la province de Kawachi un samouraï de ce nom. Quand Kusunoki apprit que l'empereur faisait appel à lui, il se mit en route pour le mont Kasagi sans attendre où il prêta serment d'allégeance. Les cinq années qu'il lui restait à vivre furent l'éclatante démonstration du sens qu'il avait donné à cet engagement. Né en 1294 du samouraï Masato, obscur seigneur de Kawachi, on ne sait que très peu de chose de sa vie avant sa rencontre avec Go-daigo. Élevé dans le temple de Kanshinji suivant la tradition samouraï, il apprit l'art du combat sous toutes ces formes. A l'âge de 15 ans il reçut le nom de Masashige. On sait qu'il était un guerrier professionnel et un homme assez cultivé.

Certaines sources le décrivent même volontiers comme chef de bande à cette époque. Maintenant, Kusunoki Masashige était à la tête de la petite troupe de l'empereur, constitué de moines guerriers et de samouraï rebelles à Kamakura. Pas encore une armée redoutable mais déjà bien plus qu'une simple bande armée. La chasse à Go-daigo était ouverte. Dans une bataille mal connue, les troupes shogunal investirent le mont Kasagi et s'emparèrent de l'empereur. Il est probable que Masashige et le gros de ses forces n'étaient pas sur place, car on les retrouve dans la forteresse d'Akasaka où ils se hâtent de compléter les défenses.

Aussitôt, les 100 000 hommes du shogun se lancent sur Akasaka. La formidable armée du shogun, commandée par Ashikaga takauji, futur shogun, mais agissant pour l'instant pour Hojo takatori, arrive bientôt en vue de la retraite des hommes de l'empereur. Les troupes du shogun furent très déçues. Quoi ! Ce Kusunoki qui leur avaient mené la vie dure dans la montagne par une guérilla sans merci se tenait là ! Un simple camp retranché protégé par une palissade de bois, renforcé par quelques tours… Qu'espérait donc ce Kusunoki et le prince Morinaga, fils de Go-daigo ? Excédé, Ashikaga donna immédiatement l'ordre d'attaque. Il voulait en finir avant la nuit qui s'annonçait. Ce fut une belle cohue. Chacun voulant être le premier à pénétrer dans le fort pour en retirer une gloire facile. Mais Kusunoki n'était pas fou. Il avait laissé dans le fort 250 archers et s'était retiré avec ses 400 cavaliers dans un petit bois, loin sur les hauteurs du champ de bataille. Ce fut un premier carnage. Les vagues d'assauts indisciplinées furent décimées par les grêles de flèches. Ashikaga ordonna le repli. Un millier de ces hommes étaient maintenant couchés devant la palissade. Son attaque imprudente avait été un désastre. Il était temps de faire monter le camp et permettre à ses hommes de se reposer après la longue marche et l'assaut désastreux de la journée.



Les samouraï du shogun installèrent donc leurs tentes, parquèrent les chevaux pour la nuit et enlevèrent leurs armures pour dormir avant l'attaque, qui, ils en étaient sûrs, leur donnerai la victoire demain. Après quelques heures, le calme régnait dans le campement. C'est ce moment que choisit Kusunoki et ses cavaliers pour attaquer en deux groupes le camp endormi. L'effet de surprise fut total. La ruée sauvage dévasta le camp, et les samourai Ashikaga se firent sabrer par centaines avant d'avoir pu organiser une défense efficace. Pour couronner le tout, la petite garnison restée dans Akasaka-jo sortit en une charge furieuse précédée par une volée de flèches. Ce fut la débâcle. Dans la panique la plus totale, les troupes du shogun refluèrent en désordre vers la plaine laissant derrière eux des centaines de morts et de blessés, abandonnant armes et chevaux. C'était comme si tout le flanc de la montagne avait été dévasté par une tornade.


Kusunoki avait remporté une victoire éclatante. Cependant sa situation était désespérée. Le shogun avait des réserves importantes en hommes alors que lui ne pouvait compter que sur un millier de combattants. Même valeureux, et ils l'avaient prouvé, la fin était prévisible. Bientôt, l'armée du shogun ré-équipée fit le siège de son camp fortifié. Kusunoki repoussa encore les assauts pendant quelque temps. Mais la pression devenait trop forte et il était urgent de rompre l'étau pour continuer le combat ailleurs, dans de meilleures conditions. Pendant plusieurs nuits, de petits groupes de samouraï de Masashige se faufilaient à travers les lignes ennemies, emportant que leurs armes individuelles et laissant leurs chevaux. Quand l'assaut final fut donné, Kusunoki et ses samouraï étaient déjà loin, décidés à frapper encore au nom de l'empereur. C'était au printemps 1333.

Pendant cette guerre, dite de Genko, l'empereur Go-daigo avait été déchu de tous ses droits et banni dans l'île d'Oki. On confisqua tous ses biens ainsi que ceux des personnes qui l'avaient soutenu. Mais ce n'était qu'une demi-victoire pour Kamakura. Le prince Daito no Miya, fils de Go-daigo avait à son tour pris la fuite et proclamait la poursuite de la lutte. Et puis il y avait aussi ce Kusunoki Masashige sur lequel on n'avait pas réussi à mettre la main. De plus, caché dans les montagnes, appuyé par des réseaux de yama-bushi, celui-ci avait repris la lutte ouverte contre les troupes du shogun. Sa réputation de courage et de loyauté envers l'empereur gagnait tout le pays et on venait de loin pour se ranger derrière son étendard. Comme une provocation, Kusunoki réussi à reprendre son fort d'Akasaka ! Il ne put cependant pas s'y maintenir plus d'un mois. Mais une fois de plus il réussit à s'échapper. Il trouva refuge dans un autre fort, à Chihaya. Il fit fortifier le plus possible son nouveau camp. En prévision d'un siège inévitable, il emmagasina une quantité énorme de provisions et fit creuser des puits. Il savait bien que Kamakura ne pouvait laisser une telle épine dans son flanc. Il avait vu juste. Une avalanche d'hommes et de chevaux arriva bientôt. Ashikaga Takauji était bien décidé cette fois à en finir avec ce samouraï. Et il avait à sa disposition toute la puissance de kamakura.



En face, la position de Kusunoki faisait pâle figure défendue par deux mille samouraï. Pourtant le siège de Shihaya allait durer deux long mois et coûter plusieurs dizaines de milliers de morts au shogun. Chihaya-jo occupait une position naturelle de premier choix. Des les premiers assauts, les pertes furent énormes du coté des assaillants. On essaya de couper l'arrivée d'eau à la garnison. Mais Kusunoki avait prévu la parade de cette attaque classique, et était ravitaillé en eau par des sources souterraines que l'on ne pouvait tarir de l'extérieur. Les combats furent acharnés. Le Taiheki, sorte de journal anonyme écrit au 14° s, dit que plus de 5000 guerriers moururent par jour…. Les troupes du shogun furent malmenées. L'assaut de la forteresse était bien plus difficile que celle d'Akasaka. De trois cotés, des falaises protégeaient le camp retranché. Du seul coté praticable, coté plaine, un profond fossé serpentait devant les murs. Le pont qui menait à la forteresse était directement exposé aux tirs des archers de Kusunoki. D'ailleurs, le pont fut coupé lors des premiers assauts alors qu'il était noir de combattants du shogun. Arrosé de poix, une grêle de flèches enflammées transforma l'ouvrage de bois en brasier infernal. De nombreux valeureux samouraï périrent dans les flammes ou au fond du fossé.

L'assaut direct ayant échoué pour l'instant, Ashikaga tenta de prendre contact avec un officier de Kusunoki dans l'espoir de le corrompre et d'investir la place par la ruse. Il reçut une réponse favorable. A la nuit, une partie de ses troupes d'assaut se présenta devant une poterne ouverte par le traître. Mais une fois les samouraï du shogun profondément engagés, ils furent reçus à coups de flèches. L'officier n'avait pas trahi sa cause. Et Chihaya tint bon. Le siège s'enlisait. Le fait de fixer la majeure partie des forces combattantes du shogun devant Chihaya libéra les autres régions.

De nombreux partisans de l'empereur en profitèrent pour harceler les troupes Hojo jusque dans la capitale. De ce point de vue, le siège de Chihaya est une victoire incontestable des partisans de l'empereur. Pour la première fois depuis presque 200 ans, le bakufu était en difficulté. En février 1333, en pleine bataille pour Chihaya, Kusunoki fit passer un message à Go-daigo en exil. Kusunoki demandait à l'empereur de profiter de la révolte qui gagnait tout le pays, et du fait qu'il n'était plus le point de mire de Kamakura pour s'échapper et reprendre la tête de la lutte. L'empereur déchu réussi à fuir l'île d'Oki caché dans une barque de pêche. Cette fois le bakufu décida d'en finir et lança toutes ces forces commandées par Ashikaga à la poursuite de Go-daigo. Ashikaga leva le siège du piège qu'était Chihaya. Ashikaga Takauji était le dernier espoir des Hojo. C'était un guerrier accompli, jeune et ambitieux. Il comprit que c'était le moment de saisir sa chance. Il fit volte face et déclara soutenir Go-daigo. Le coup était terrible pour le bakufu. Il marcha sur Kyoto qu'il prit dans la foulé. Tous les représentants du bakufu furent tués ainsi que tous les fidèles des Hojo qui tombaient dans ses mains. Maintenant, la révolte contre les Hojo était totale. Un cousin de Takauji, Nita Yoshisada leva lui aussi l'étendard de l'empereur. La défense acharnée de Kusunoki avait fait basculer en quelques mois le rapport de force.

Nita leva une armée et fonça sur Kamakura. La ville, fortifiée150 ans auparavant par yoritomo, etait une vraie forteresse en temps normal, mais les troupes Hojo etaient soit mortes dans les combats contre Kusunoki, soit ralliées à Ashikaga. Seul une petite garde défendait le shogun. Pas de quoi arrêter les samouraï en révolte qui marchaient sur Kamakura. La capitale tomba le 5 juillet 1333. Le shogun Hojo commit le suicide rituel suivit par des centaines de ses compagnons d'armes et partisans. Go-daigo avait la voie libre. La maison impériale avait récupéré le pouvoir. Mais tout de suite, l'empereur et l'aristocratie qui le soutenait retombèrent dans leurs erreurs passées. Go-daigo nomma son fils Morinaga shogun et mis en place des civils dévoués à sa cause mais corrompus à tous les postes importants. Il essaya de repousser dans l'ombre les samouraï. Pourtant, sans la caste des guerriers jamais il n'aurai pu reprendre le pouvoir. Il distribua les terres prises aux Hojo à ses proches, sa cour et ses favoris. Presque rien pour les grands samouraï. Certes kusunoki reçu le titre de kawashi no kami et le gouvernement de trois provinces. Kusunoki avait fait allégeance à l'empereur et son honneur était là. Par contre, Ashikaga, sans qui rien n'aurait été possible s'estimait lésé du gouvernement de trois provinces éloignées que l'empereur lui cédait. Takauji voulait être shogun.

Alors que les samouraï s'estimaient lésés, les aristocrates de la cour considéraient que c'était déjà trop pour de vulgaires guerriers qu'ils estimaient aux ordres. La restauration de Go-daigo tournait mal. L'empereur décida donc de supprimer Ashikaga qui était un véritable danger pour son pouvoir. Mais Ashikaga, homme d'action, prit les devants. Il se retourna contre l'empereur et se nomma shogun. C'était à nouveau la guerre. A Kyoto, l'empereur demandat encore de l'aide à son fidèle Kusunoki ainsi qu'à Nita yoshisada. Nita, le plus proche de Kamakura, obligea dans un premier temps Ashikaga à se réfugier dans les montagnes de Hakone. Mais Ashikaga n'était pas aux abois. Il avait reculé pour mieux se préparer. Il infligea une sanglante défaite aux troupes de Nita près du mont Fuji.

De nombreux daimyo se joignirent à lui, et ensemble ils marchèrent sur Kyoto. Il défit l'armée impériale sous les ordres de Kusunoki et prit la ville le 25 février 1336. Une fois de plus Go-daigo dut fuir et trouver refuge dans des monastères de montagne. Et encore une fois, l'infatigable Kusunoki monta une coalition et réussi à faire reculer Ashikaga. Go-daigo fut réinstallé sur son trône par le valeureux kusunoki. Ashikaga était sur la défensive mais pas encore vaincu. Il se retira des environs de Kyoto pour refaire son armée et profiter du temps gagné pour nouer de nouvelles alliances. Les puissants clans du sud se joignirent à Ashikaga. Les Shimazu, les Shoni, les Otomo. Cela allait mal pour Kyoto. Ashikaga et sa formidable armée anéantirent le clan Kikuchi dans la baie de Tadara. La route de Kyoto était à nouveau ouverte. Seul se dressait entre lui et l'empereur, Kusunoki. Mais cette fois, Kusunoki le grand guerrier ne se faisait plus d'illusions. Les forces Ashikaga étaient vraiment très puissantes. Presque tout les grand daimyo avaient rejoint Ashikaga. Et toutes ces forces remontaient en plusieurs groupes d'armée sur Kyoto. Les troupes encore aux ordres de l'empereur, l'armée de Kusunoki et celle de Nita, n'étaient même pas la moitié de celles qui marchaient sur eux. Pour kusunoki, la seule solution était d'abandonner Kyoto et de se disperser dans les montagnes pour mener une guérilla contre Ashikaga. L'empereur trouverait facilement refuge dans des monastères en montagne. Et kusunoki était un maître en guérilla, il l'avait déjà prouvé. Mais contre toute attente, l'arrogant Go-daigo refusa tout net ! La bataille aurait lieu à Hyogo, en rase campagne. C'était une stupidité mais kusunoki s'inclina. Son honneur lui interdisait de contredire l'empereur. Kusunoki expliqua à son fils pourquoi il allait au sacrifice et lui demanda de continuer le combat pour l'empereur après sa mort. Kusunoki prit position sur la rive droite de la rivière Minato, à Hyogo non loin de Kobé. Dos à la rivière il attendait le choc. Nita s'était disposer sur l'autre rive de la rivière en amont et en aval pour parer à tous débarquements et prises à revers. Nita soutint le premier choc. Ce fut le début d'une bataille furieuse qui commençait avec le lever du jour et allait durer jusqu'au soir. Les samouraï de Nita tinrent bon. Mais c'était prévisible, les troupes de Ashikaga firent un large détour aussi bien en aval qu'en amont et remontaient la rivière. Pris entre deux feux, Nita était maintenant perdu. Ses samouraï durent quitter le champ de bataille en combattant, laissant Kusunoki seul face à la terrible armée Ashikaga.

C'était le début de la fin. Kusunoki et ses braves comprirent que c'était la fin de l'odyssée qu'ils menaient depuis cinq ans au nom de l'empereur. Sous un soleil de plomb, ruisselant de sueur et de sang, les armures lacérées, les sabres ébréchés d'avoir tant fauchés, les samouraï de l'empereur se faisaient tuer pour l'honneur. A la fin de l'après midi, seuls des petits groupes combattaient encore. L'armée de l'empereur était décimée. Kusunoki, l'armure hérissé de flèches, entouré de sa garde rapprochée su que l'heure était venue. La petite troupe fit mouvement en combattant vers une petite ferme au bord de l'eau, un peu à l'écart de la fureur de la bataille finissante. L'honneur était sauf .


La dernière charge et la fin du clan des Kusunoki à Shijo Nawate


Le samouraï Kusunoki et sa garde allaient mourir comme il se doit, invaincus. Juste avant le suicide rituel, il demanda à son plus proche compagnon d'arme Masasue. " Quel est ton dernier vœu ? " " Avoir sept vies pour combattre les ennemis de l'empereur ! "
Puis les deux hommes firent seppuku. En samouraï. Ainsi mourut à 43 ans Kusunoki Masashige. Ashikaga Takauji entra trois jours plus tard dans Kyoto.


Go-daigo, une fois encore, réussit à fuir dans un monastère du mont Hiei. Il y mourut en 1339 après avoir donné le titre posthume de sakon e chujo et le rang impérial de sho-san-i à Kusunoki. Nita meurt la même année dans un combat au nom de l'empereur. Le fils de Kusunoki, masatsura Masashige, reprit la lutte au nom de son père. Le 4 février 1348, à Shijo Nawate, le clan Masashige combattra une dernière fois les troupes Ashikaga. Ils furent anéantis avec les derniers guerriers du clan. Ashikaga Takauji est officiellement proclamé premier shogun Ashikaga en 1338. Il établit son shoguna à Muromachi. Un siècle plus tard, toujours sous l'autorité des descendants de Takauji, Kusunoki est officiellement amnistié. Plus tard encore, Kusunoki est devenu symbole de courage, de dévouement et de loyauté à la parole donnée. Encore plus tard, pendant la seconde guerre mondiale, la phrase de son compagnon," servir l'empereur pendant sept vies", est devenue un slogan patriotique repris par les kamikaze qui partaient à la mort le cœur léger au nom de l 'empereur. Les armoiries du grand samouraï, le kikusui, chrysanthème, est un des mon les plus connus du japon. En 1872, un temple shintô sera construit sur le site de sa mort en 1336. Parce qu'il fut parfait, malgré un karma contraire, il est un des héros japonais les plus aimés de son peuple.

Source : http://perso.wanadoo.fr/nipponto/index.html

A+ Omote

asagiri
09/10/2004, 11h34
bonjour

Omote san merci de ton article tres complet ,j`ai appris qq chose grace a toi
je crois que pour moi les images me menaient dans d`autres directions
de toutes facons je n`aurais pas trouve

omote
09/10/2004, 11h48
Salut a toi.

C'est fait pour cela, bon ok parfois mes enigmes sont tirées par les cheveux mais bon ... :wink:

A+ Omote

ps: merci du compliment

ignomold
09/10/2004, 13h46
Après la première vague décimée par les archers, la bonne solution aurait été de continuer encore et encore sans rertaite. Il aurait fini par l'emporter, avec des pertes lourdes soit.

omote
09/10/2004, 15h48
Salut a tous.

Ce qui est fait et fait ...

A+ Omote

cabfe
19/10/2004, 14h04
Après la première vague décimée par les archers, la bonne solution aurait été de continuer encore et encore sans rertaite. Il aurait fini par l'emporter, avec des pertes lourdes soit.

Sauf que quand on le vit "en vrai", la plupart du temps les armées reculent. C'est humain. On demande à un soldat d'avancer, il le fait. Mais quand tous ses camarades se font faucher, il n'a plus trop envie de continuer...
Sans compter que c'est terriblement dévastateur pour le moral, composante capitale des forces d'une armée.
On appelle ça le "repli stratégique". Euphémisme pour un assaut manqué.
C'est un élément si important que même les jeux de guerre (vidéo ou autre) intègrent ce paramètre en cas de défense plus coriace que prévue, notamment en faisant fuir les troupes assaillantes.

Il y a de nombreux exemples réels, dans le monde entier, de charges qui auraient du continuer pour réussir du premier coup, mais qui ne se sont pas faites.
Des "exemples" du genre Hamburger Hill montrent malheureusement qu'il n'y a pas qu'une seule charge pour capturer un point stratégique, ou considéré comme tel...

De là à parler de boucherie, le pas est vite franchi, malheureusement.